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L'école Welcker à Montlhéry

Cette chronique est le quatrième volet de l'histoire de l'enseignement à Montlhéry. Nous avons vu précédemment l'histoire de l'école publique à Montlhéry ainsi que celle de l'institution religieuse du Sacré-Coeur; intéressons nous maintenant celle de l'institution sise rue de la Chapelle au n° 8, qui deviendra au XXe siècle l'institution Prou puis Moreau. Ces bâtiments ont été acquis par la commune au début des années 2000.

 

J-P Dagnot. Avril 2014.

 

Vue de l'établissement au début du XXIe siècle.

 

 

L'institution au 8 rue la Chapelle

Cette école se trouvait dans la rue de la Chapelle, à droite en descendant vers la porte de Paris.

En 1820, notons l'arrivée de Nicolas Welcker à Montlhéry, qualifié d'instituteur. Deux ans après, notons la naissance de Mathilde Sophie Welcker, fille de Nicolas Antoine, instituteur, 27 ans et de Catherine Renaud, son épouse, âgée de 29 ans. Où travaille-t-il jusqu'en 1830? D'après un mémoire du conseil municipal, dans un local communal, probablement l'ancien presbytère.

Le six février 1828, avant la création du pensionnat, relevons un achat par adjudication: Pierre Noel Perrot cultivateur vend deux maisons Grande rue dite rue de la Chapelle, et trois hectares de terres en 30 lots... une grande maison au 187 Grande rue comprenant plusieurs corps de bâtiments , une autre maison plus récente...adjugée à Mr Castanet moyennant 9.500 frs. À cette époque, il s'agit d'une maison classique comprenant écuries, granges, habitation ...

Fin 1830, René Castanet, propriétaire et demoiselle Françoise Claisy son épouse, lesquels vendent à Nicolas Antoine Welcker, instituteur primaire et à Françoise Renaud son épouse, une maison grande rue dite de la chapelle attenant le n°187; cette maison consiste en:
1°) une boutique distribuée au rez-de-chaussée en une entrée de porte cochère à gauche une cuisine, boutique, salle à manger à gauche, 3 chambres à feu et trois autres au premier, grand grenier couvert de tuiles, plus boutique sur la rue;
2°) remise, toit à porcs servant de magasin couvert de chaume, à droite plusieurs corps de batimens distribués en bûcher, cuisine; salles, 3 chambres au premier étage. Ensuite en retour un principal corps de bâtiment donnant sur la rue... grange de 5 espaces, petit jardin , second jardin,
moyennant la somme de 14.000 frs, et une rente annuelle et viagère de 2.000 frs .
Cette description brouillonne montre la demeure d'un commerçant qui néanmoins pourra accueillir de futures pensionnaires. C'est donc à partir de cette date que l'institution est créée, Il s'agit des parcelles B1764 et 1765.

 

Localisation des institutions.

En 1833, notons un emprunt 4.000 frs. Nicolas Welcker, instituteur primaire, reconnaît devoir à Jean-Baptiste Gallardy, son oncle, la somme de 4.000 frs, hypothéquant une maison rue de la Chapelle n°187, comprenant bâtiments, cour, jardin, contenant 1.719 m2. La rente constituée sur cette maison éteinte en août dernier par le décès du couple Castanet. Le cadastre signale une augmentation des bâtiments.

La monographie de l'instituteur signale que Antoine Welcker, installé comme maître de pension depuis 1821, reçoit les élèves indigents moyennant 1 fr 50 par élève payé par la ville, ceci jusqu'en 1852. Si les dires de l'instituteur sont exacts, les premiers pensionnaires logeaient dans l'ancien presbytère.

De 1837 à 1840, la matrice cadastrale montre au chapitre augmentation de maison pour la parcelle B1764, d'où un impôt supplémentaire de 50 frs.

 

 

Fin 1840, Antoine Alexandre Hautefeuille, 24 ans, étudiant en droit, termine ses études à Paris et fait un stage de notariat à Montlhéry. Il rencontre Mathilde Sophie Weleker, 18 ans, fille de Nicolas Antoine et de Marie Catherine Renaut. Il aide son beau-père et se marie avec la fille du chef d'institution.

Trois ans après, un mémoire est rédigé par le maire dans le registre des délibérations, "Mr Welcker à son arrivée à Montlhéry était bien véritablement un instituteur communal, qui tenait dans un local de la commune son école ouverte aux enfants du pays appartenant à des familles aisées ou dans l'ingence. Mais qu'est-il arrivé au bout de quelques années? Mr Welcker auquel j'ai toujours rendu toute la justice qui lui est due et que je reconnais comme un instituteur d'un mérite très distingué, a vu par cela même et par le besoin qu'éprouvent aujourd'hui toutes les familles de donner de l'instruction à leurs enfants, augmenter le nombre de ses élèves et surtout celui de ses pensionnaires, il s'est trouvé trop à l'étroit et a été forcé de quitter le local de la commune pour donner plus d'extension à son établissement.

A coté de cette institution remarquable a végété longtemps une école privée dirigée successivement par plusieurs instituteurs plus ou moins capables, et ayant maintenant pour chef Mr Bihorel, qui, par ses soins son zèle et sa bonne conduite a su lui aussi inspirer la confiance aux familles, et a vu augmenter chaque jour ses élèves au point de devenir presque balancer par le nombre total celui de Mr Welcker et de l'emporter même sur cette dernière, par une plus grande réunion d'enfants du pays, pendant que celle de Mr Welcker augmentait en élèves pensionnaires étrangers la plupart au pays, de sorte que l'établissement de Mr Welcker est véritablement plutôt un fort pensionnat qu'une école et ne remplit pas à mes yeux le but d'une école communale parce que les enfants pauvres s'y trouvent mal à l'aise à coté de pensionnaires de familles aisées.

Le nombre des enfants compte pour chacun des établissements près de cent enfants, et nécessairement un instituteur est insuffisant, de même un seul local ...; par ces motifs le conseil propose à nouveau une somme de deux cents francs à titre d'encouragement à l'instituteur privé Bihorel pour avoir admis gratuitement dans son école tous les enfants pauvres de la commune qui s'y sont présentés. Saintin le19 juillet 1843". Un vote secret approuve la proposition par 10 voix contre 6. Ce résumé fait un point précis des deux principales institutions privées de Montlhéry.

La famille Hautefeuille s'agrandit par la naissance en 1844, de Georges Hautefeuille fils de Antoine professeur et de Mathilde Welcker. Également en 1851, notons la naissance de Paul Hautefeuille fils d'Antoine, professeur de 34 ans... À cette date il est nommé instituteur public.

Relevons en 1852, le décès d'Antoine Welcker, né en Belgique. Son gendre, comme la loi l'impose depuis un an, envoie une lettre mentionnant, Hautefeuille instituteur public de la ville de Montlhéry, dirigeant l'établissement de feu son beau père Welcker , disant que vu le nombre des élèves il faudrait trois instituteurs dont deux adjoints qui théoriquement sont à la charge de la commune ... formalité jamais remplie. Le recteur d'académie, en rapport avec Hautefeuille, régularise la situation, habilement ce dernier demande simplement en sus des 400 frs pour le titulaire une somme de 200 frs pour le traitement de ses collaborateurs ... signé Hautefeuille Welcker. Le conseil considère que l'établissement continue de prospérer, en conséquence, il demande au recteur de classer l'école publique de Montlhéry parmi celles qui compte deux adjoints. L'établissement appartient pour moitié à sa belle-mère et l'autre moitié à sa femme. Que la tenue de l'école publique n'aura pas à souffrir de l'annexe du pensionnat.

La même année, un autre document mentionne pour l'école privée: Antoine Hautefeuille, instituteur public, déclare que la direction du pensionnat fondé par son beau-père Mr Welcker, étant devenue vacante par le décès de ce dernier, il désire:
- prendre cette direction qu'il exerce depuis deux ans,
- que le maximum de pensionnaires qu'il reçoit est de soixante,
- qu'il s'est adjoint deux professeurs,
- que le local est le même et appartient à Mesdames veuve Welcker et Hautefeuille,
- que le programme de l'enseignement ...
On confirme donc que les bâtiments appartiennent en indivis à sa belle mère et à sa femme. Le conseil examine la pension Hautefeuille et que la tenue de l'école publique ne peut souffrir de l'adjonction d'un pensionnat, est d'avis qu'il y a lieu d'autoriser Mr Hautefeuille à continuer à recevoir des pensionnaires.

En juillet de la même année, un acte de notoriété laisse pour seule et unique héritière Mathilde Weleker, épouse Hautefeuille.

Notons en 1854, le remboursement d'une obligation par Jean-Baptiste Rousseau à Marie Catherine Renaud veuve de Mr Antoine Nicolas Welcker, et Mathilde Sophie Welcker, épouse de Mr Antoine Hautefeuille.

Fin 1855, le registre d'état civil mentionne la naissance de René Alexis Hautefeuille fils de d'Antoine maître de pension et de Mathilde Welcker.

Trois ans après, deux obligations sont remboursées, l'une à Antoine Alexandre Hautefeuille, chef d'institution ..., l'autre à Mme Marie Catherine Renaud veuve de Mr Antoine Nicolas Welcker, et Mme Mathilde Sophie Welcker, épouse de Mr Antoine Hautefeuille, héritière de son père Antoine décédé le premier juin 1852.

L'année 1863 voit la naissance d'Armand Hautefeuille fils d'Antoine chef d'institution. Ce dernier doit penser qu'il doit profiter de la vie.

Ainsi en 1865, Pierre Alexandre Prou, né en 1835, bachelier, déclare qu'il a acheté le pensionnat de Mr Hautefeuille et qu'il désire lui succéder dans cet établissement, demande à ouvrir au 37 grande rue de la Chapelle, une école d'enseignement primaire libre avec pension... Je suis rentré chez Bihorel le 5 mai 1856, et sorti en décembre 1860. En mars 1863 de nouveau chez Bihorel comme professeur. J'ai 50 pensionnaires et 52 externes. Je me suis adjoint deux professeurs. Curieusement la vente aura lieu en 1874. Ce nouveau chef d'institution va rester une trentaine d'année et devenir maire de Montlhéry (1879-1888).

L'année suivante voit la naissance de Léon Prou fils de Pierre Alexandre, professeur, âgé de 29 ans. Notons Yves Bihorel témoin et ami (l'autre chef d'établissement situé face à l'ancienne prévôté). En 1866, naissance du second fils Alfred Prou fils de Pierre chef d'institution... Puis en 1868, c'est au tour de Léon.

Nous arrivons en 1874, Antoine Alexandre Hautefeuille, propriétaire, maire d'Epinay-sur-Orge, y demeurant, Ludovic Hautefeuille, employé de commerce à Paris, Paul Ernest Hautefeuille sergent fourier d'infanterie de Marine à la Martinique, René Alexis Hautefeuille sans profession, Pierre Armand Doucerain pour Paul Ernest son fils né de son mariage avec Pauline Hautefeuille, lesquels ont vendu à Pierre Alexandre Prou et Rebbecca Roland son épouse, une grande propriété à usage de pensionnat, 237 rue de la Chapelle, un principal corps de bâtiment composé à gauche, d'un salon et bureau, à droite loge de concierge, dortoir au premier étage, à droite dans la cour autre corps de bâtiments comprenant salle à manger, réfectoire, cuisine au rez- de-chaussée, trois petits dortoirs et une lingerie au premier, un troisième corps de bâtimentcomposé au rez- de-chaussée de classes, et au premier de deux dortoirs, un quatrième corps de bâtiment comprenant au rez- de-chaussée... cour et dépendances... la vente faite moyennant 28.000 frs.

En 1880, une convention est passée entre Marguerite Rathuy de Nozay et Pierre Prou, chef d'institution à Montlhéry disant qu'ils sont propriétaires de maisons contiguës rue de la Chapelle ...

Notons en 1882, dans la matrice des propriétés bâties, Pierre Prou cité pour maison B1764. Également pour une maison B2196 sortie en 1902.

 

 

En 1884, Auguste Bedouet négociant originaire du Loiret se marie avec Marguerite Prou, née à Paris en 1862, fille de Pierre chef d'institution.

Trois ans après, Le maire Prou, demande la transformation de l'asile en école maternelle légale avec création d'un poste d'adjointe pour 80 enfants inscrits représentant plus de 50 présents.

 

 

Début 1889, acquisition par Pierre Prou aux termes d'un jugement du tribunal de Corbeil en l'audience des criées d'une maison bourgeoise au 14 rue de la Chapelle, moyennant 15.500 frs. La matrice cadastrale confirme l'année suivante la parcelle B1755.

Nous arrivons en 1892, le sieur Louis Lemaire, bachelier es-sciences en 1870, déclare avoir l'intention d'ouvrir une école secondaire, rue de la Chapelle n°8, expérience chez Prou en qualité de professeur d'enseignement secondaire depuis décembre 1884.

Le mois suivant, Pierre Alexandre Prou, chef d'institution, officier de l'instruction publique, conseiller d'arrondissement et Rebbecca Roland son épouse, demeurant à Montlhéry, lesquels vendent à Louis Jules Alfred Lemaire, professeur et Marie Amélie Conard, le pensionnat et externat de garçons que dirige Mr Prou rue de la Chapelle n°8, ensemble la clientèle y attachée et les objets mobiliers... excluant le salon, la chambre et la salle à manger... entrée en jouissance ce jourd'hui... La vente faite moyennant un prix principal de 60.000 frs à raison de 1.000 frs par trimestre. Le même jour, notons le bail entre les mêmes du bien acheté moyennant un loyer de 5.000 frs annuel.

En avril, le couple Prou doit se reloger; ils achètent une propriété donnant sur la place de la Souche qui d'après le cadastre correspond aux parcelles B2165-66-67-68-69 et comprend au titre des impôts, billard et orangerie. La matrice cadastrale confirme la propriété de 1894 à 1906 comportant billard, orangerie, kiosque, maison.

Notons qu'Antoine Alexandre Hautefeuille rédige son testament fin 1897. Ce document n'est en fait constitué par des legs à ses domestiques.

 

Propriété des époux Prou.

L'épouse ne profite pas de ces nouveaux lieux, Rebecca Roland décède l'année suivante, présent Louis Jules Alfred Lemaire chef d'institution ami de la défunte. Un acte de notoriété rappelle le mariage de la défunte en 1861; elle laisse deux héritiers Marguerite épouse Bédouet demeurant à Berk sur Mer et Léon Prou, quincaillier à Etampes.

Vient en fin d'année la liquidation et le partage des biens de la communauté du couple Prou-Rolland . 1°) Pierre Alexandre Prou, ancien chef d'établissement, agissant à cause de la communauté de biens réduite aux acquets selon leur contrat de mariage,
2°) Marguerite Prou épouse Bedouet, employé, demeurant à Paris,
3°) Léon Alexandre Prou, quincaillier demeurant à Etampes,
Marguerite et Léon seuls héritiers chacun par moitié de leur mère.
Le père reçoit le pensionnat, la maison place de la Souche, et la m
aison au 14 rue de la Chapelle. Par ce partage le père doit à son fils une soulte de 5.350 frs et doit acquitter 26.800 frs de dettes.

 

 

En 1899, Pierre Alexandre Prou, ancien chef d'institution, officier d'instruction publique, conseiller d'arrondissement, demeurant à Montlhéry lequel a vendu à Ferdinand Nieps, propriétaire maire de Saint-Michel-sur-Orge, une propriété sise à Montlhéry, au 14 rue de la Chapelle:
- corps de bâtiment au rez-de-chaussée, cuisine, salle à manger, salon, petit salon, et deux pièces à feu,
- au premier cinq chambres,
- au second chambre de domestique, atelier, grenier,
- cour devant laquelle sont deux petits bâtiments,
- jardin derrière, la maison ayant deux portes de sortie sur une ruelle le tout contenant 3.419 m2. ... le père Prou doit à son fils une soulte de 5.300 frs et des dettes de 28.400 frs. L'origine du bien vient d'une vente en criée en 1889.

En février 1900 relevons le décès d'Alexandre Hautefeuille, propriétaire âgé de 83 ans, présent son petit fils Paul Doucerain.

En octobre 1901, c'est au tour de de Louis Jules Lemaire, chef d'institution, âgé de 49 ans, présent Pierre Alexandre Prou.

En fin d'année, un cahier des charges est dressé pour vendre la maison place de la Souche n°6 par Pierre Prou, veuf Rebbeca Roland; la propriété n'est pas adjugée faute d'acheteur.

Début 1902, a lieu l'inventaire après décès de Jules Louis Alfred Lemaire. A la requête de Marie Amélie Conard, économe, veuve Lemaire, nous sommes transportés au pensionnat et externat au 8 rue de la Chapelle ... Notons les pièces :
- cuisine,
- réfectoire,
- 6 classes,
- 3 dortoirs,
- lingerie,
- infirmerie
- bureau,
- bibliothèque,
- salle à manger,
- cabinet de toilettes,
- 3 chambre à coucher,
- chambre de domestique,
- parloir.
Le reste du document n'apporte rien sinon des dettes.

En juin le testament Pierre Prou est deposé: j'entends que la moitié du prix de cession de mon pensionnat , les dettes courants payées, revienne à Mme Lemaire pour l'indemniser du préjudice causé par la résiliation du bail et pour services rendus depuis que j'ai repris la direction de la maison . Cette information montre la reprise de l'établissement.

 

 

En 1914, notons le décès de Léon Alexandre Prou sans profession, fils de Pierre chef d'institution au 8 rue de la Chapelle. L'année suivante, c'est au tour de son père: Pierre Alexandre Prou, chef d'institution, décède en son domicile 8 rue de la Chapelle. Il a donc réintégré sa première demeure. Son testament est déposé en octobre.

Quelques années passent, en 1920, Mr Marmagne, bachelier es-lettres fait connaître son intention d'ouvrir un établissement particulier d'enseignement secondaire spécial, sans grec, ni latin, au 8 rue de la Chapelle.

La suite vient des renseignements fournis par la matrice cadastrale, la case 77, qui mentionne que pour 1922, Marmagne a acquis B1766 pour se loger. Cette maison passe en 1928 à Jean Bonnet, chef d'institution, puis en 1933 à Aimé Moreau chef d'institution rue de la Chapelle.

En 1926, la case 226 de la matrice cite Pierre Prou maître de pension pour B 1764. On peut voit ainsi que l'institution non payée est revenue dans la famille Prou.

En mai de cette année, un cahier des charges est dressé à la requête de Charles Henri Marmagne et Olga Arawitz son épouse pour vendre maison au 6 rue de la Chapelle; cette vente est faite à Jean Baptiste Bonnet moyennant 50.000 frs ; Ensuite les mêmes procèdent à la cession de l'institution au 8 rue de la Chapelle, moyennant 110.000 frs, ainsi que 2941 frs pour les marchandises.

En juin, Jean-Baptiste Bonnet, originaire de la Lozère, breveté d'enseignement primaire, demande l'autorisation d'ouverture rue de la Chapelle, n°8 .

Nous arrivons en 1931, Jean Baptiste Bonnet chef d'institution et Anna Bouton son épouse demeurant au 8 rue de la Chapelle vendent l'institution à Marie Aimé Moreau moyennant 70.000 anciens francs.

Après l'achat, Marie Aimé Moreau , breveté du supérieur, demande l'ouverture d'une école aux 6,7,8 rue de la Chapelle.

 

 

Le compte cadastral 594, signale Marie Aimé Moreau B1134 entrée en 1940 sortie en 1943 pour une institution. En 1943 une construction nouvelle ; en 1955 dito. Notons en non bâti B1131-32-33 .

Le couple Moreau Masson possède l'institution en communauté de biens . Il édifient les constructions du 6 rue de la Chapelle en 1938.

 

Document André Mas ( pensionnaire 1946 à 1951).

 

Début 1939, Pierre Etienne et André Prou vendent à Aimé Moreau. l'institution moyennant 250.000 frs payés comptant.

 

En 1960, Pierre Lobin , breveté du supérieur, déclare qu'il a l'intention d'ouvrir, 8 rue de la Chapelle , une école élémentaire privée de garçons avec pensionnat dans les locaux occupés par l'institution Moreau. Il a été instituteur privé à l'institution Moreau depuis 12 ans. Notons qu'il est le gendre d'Aimé Moreau.

Enfin en 1976, Paul Selingant de la Ville-du-Bois déclare qu'il a l'intention d'ouvrir une école primaire privée de garçons avec cours complémentaire et pensionnat au 8 rue de la Chapelle.

La plaquette actuelle de l'école précise que Mr Jannine continuera cette tradition basée sur le caractère familial et la valeur pédagogique de l'établissement.

M. Huc a repris la direction de cet établissement en 1989. En réunissant les deux écoles en 1996, M. Huc, nouveau directeur, n'a cependant pas voulu que disparaissent les noms qui avaient jalonné l'histoire des deux institutions. Le collège, désormais sous contrat d'association, a gardé le nom de Moreau tandis que le primaire reste placé sous la bonne étoile de Blaise Pascal.

Le local au 8 rue de la Chapelle a été vendu le 31 mars 2000 par la société P.C.H. immobilier à la commune moyennant 5.000.000 frs.