Les fermes du village de Nozay

Chronique du Vieux Marcoussy ---------------------------------------------------------------------Juillet 2008

 

JP. Dagnot

C. Julien

 

 

Nous avons vu au travers de chroniques précédentes que le plateau de Nozay avait été mis en valeur dès le IXe siècle et qu'au fil du temps de nombreuses entités agricoles s'étaient mises en place. Cette chronique retrace l'histoire des fermes du village de Nozay proprement dites. Nous avons déjà publié l'histoire de la ferme de Pilandry qui méritait d'être traitée séparément.

 

 

Préambule

Sous l'Ancien régime, les fermes de Nozay ont appartenu à des seigneurs laïcs et ecclésiastiques. Ces derniers étant les moines Célestins de Marcoussis. À partir de la fin du XVIe siècle, un grand mouvement changea la donne des propriétés en région parisienne : l'arrivée d'une classe sociale formée par la noblesse de robe et des bourgeois ayant acheté des offices. C'est ainsi qu'à Nozay nous voyons arriver des procureurs au Parlement, des gardes de la Prévôté, des Conseillers, notaires et secrétaires du Roi, bref, disons " les nouveaux riches de la société française du XVIIe siècle ".

Les documents des XVIIe et XVIIIe siècles, nous permettent d'évaluer d'une façon précise les surfaces et les rendements des fermes dans la plaine de Nozay. Mais, une première difficulté vient du fait que l'étendue de la paroisse couvrait les villages de Nozay et La Ville-du-Bois. Pour calculer la surface des terres labourables de Nozay, nous prenons les surfaces données par le plan d'intendance de 1785 en les réduisant par celles des communes actuelles. Nozay couvre 700 hectares et La Ville-du-Bois 400 hectares, c'est-à-dire une fraction des sept onzièmes pour Nozay, soient 1.850 arpents × 7/11 donnent 1.190 arpents de terres labourables à la veille de la Révolution. En prenant les surfaces données par les baux d'affermage vers 1680, nous retrouvons bien la surface totale labourée par les fermiers de Nozay aux environs de 1.200 arpents.

 

 

 

Continuons cette chronique en retraçant l'histoire de trois fermes situées au village, nous voulons parler de la ferme de " la Grand'Rue ", la ferme " prez de l'église " et la ferme du village " dite Louvain ".

 

 

La Ferme de la Grand'Rue

Ce sont les bâtiments de ferme situés sur la Grand'Rue à l'ouest du village, sur le chantier de La Futaie (section E du cadastre). Dès février 1696, un bourgeois de Paris, Louis Sion et sa femme Marie Pouart baille une ferme située au village de Nozay à un laboureur nommé Anthoine Vollant. Le propriétaire de la ferme est un bourgeois de Paris qui possède la charge de garde du Roy en la Prévosté de son hostel et grande Prévosté de France. En 1704, étant séparée de biens d'avec Louis Sion, Marie Pouart, de présente en sa maison de Nozay, renouvelle le bail pour six ans à titre de ferme et prix d'argent à Anthoine Vollant, laboureur demeurant à Nozay et Estiennette Gesmain sa femme, c'est à savoir:
- une ferme maison et lieux situés audit Nozay, cour, jardin clos de murs contenant un arpent planté en fruitiers consistant en 200 pieds qui sont dans l'avenue,
- item la quantité de cent cinq arpents de terre labourable, les preneurs disant bien connaître pour en avoir jouy et en jouissent encore,
- item la dernière année la couppe de 27 arpents de bois taillis âgés de neuf ans,
- item six arpents de pré, le bail fait moyennant 300 livres et deux chappons.

La dame bailleresse se réserve trois ch
ambres de plain pied et le jardin tenant desdites chambres qui est du côté de l'église, dans lequel jardin est un parterre et le droit de faire cuire son pain dans le four qui est dans la cuisine, de faire les vendanges dans la cuve qui est dans la foulerie et quatre hottes de fruits.

C'est le terrier de la seigneurie de Nozay qui mentionne en 1782 que Jean Privat, bourgeois de Paris, possède deux fermes dont l'une est la ferme du Petit Bellejame et l'autre, au sud de la grande rue, est celle que nous considérons. Elle est composée d'une maison appliquée en une chambre basse à feu, cellier, vacherie, chambre et grenier au dessus, le tout couvert en thuille, cour fermée de murs, jardin et clos fermés de haies vives, derrière laquelle est une pièce de terre de forme triangulaire pour cinq arpents. Cette pièce de terre de "forme triangulaire" nous permet de localiser aisément la ferme sur le plan cadastral, parcelle E180.

Le 2 juin 1778, Jean Privat fonde une rente de 3 livres à la fabrique de Nozay. Puis, la Révolution arrive. Dans l'inventaire des titres et papiers de la fabrique du 4 novembre 1790, mentionne le mobilier classique et simple de l'église avec chasubles etargenterie. Le greffier de la municipalité écrit qu'il y a deux cloches nouvellement fondues non encore bénies, la grosse donnée par Mme de Campigny, la petite par Mmes Privat et Fontenilliat (ces deux familles parisiennes font partie de la corporation des maîtres selliers) .

Dans un extrait des délibérations du directoire daté du 28 septembre 1792 on peut lier «  au vu de la réclamation du sieur Privat contre sa mise sur la liste des émigrés sur l'affiche numéro deux de ses noms et propriétés, et un certificat de résidence en forme de la section des Quatre Nations de la ville de Paris du 24 septembre, le procureur général disant qu'il avait été mis sur la liste par ce qu'il n'avait pas rempli les conditions de la loi, déclare remettre ledit Privat en possession de ses biens  ». Sans aucun doute, le citoyen Privat a été négligeant, oubliant de remplir les formulaires prouvant qu'il était un propriétaire non émigrant. N'empêche que ce bourgeois était traité de la même manière que les ci-devant privilégiés.

Une note du 2 octobre 1792 émanant du bureau des biens en séquestre deLongjumeau dit «  que le directoire dérogeant de sa délibération du 28 septembre qui avait prononcé le séquestre des biens du sieur Privat et vu le certificat de résidence en bonne forme par lui produit, il est ordonné que la régie doit cesser d'administrer ses biens  ». Un extrait des délibérations de l'administration de Seine-&-Oise daté du 1er janvier 1794 donne l'état des immeubles de propriétaires ne résident point dans l'étendue du département «  il appert que le citoyen Jean Privat a été porté sur la deuxième liste des personnes réputées émigrées et que ses biens meubles et immeubles ont été séquestrés et mis sous la main de la nation  ».

Finalement, c'est un extrait des registres du comité de législation du 14 février 1795 qui au vu de la réclamation du citoyen Jean Privat, considérant qu'il a justifié au département de Seine-&-Oise sa résidence sur le territoire de la République depuis 1784 jusqu'en 1793, a obtenu en conséquence sa radiation provisoire de la liste des émigrés, sera réintégré dans ses biens avec levée de séquestre; à charge néanmoins de payer les frais du séquestre et de justifier de sa résidence par la commune de Paris depuis 1793. Une négligence qui coûte cher et qui aurait pu être aggravée.

En 1808, le cadastre de Nozay est établi, dit «  cadastre napoléonien  ». C'est le citoyen Pierre Privat, le fils de Jean qui est maintenant propriétaire des fermes du village. Sur la matrice cadastrale il apparaît comme bourgeois de Paris qui possède les parcelles E180 à 188 au lieudit de la Futaie. Le plan correspondant indique le mot "ferme". Les héritages de Privat sont répertoriés pour la section E180, 181, 182 (mare), 183, 184, 185 (maison), 186, 187 (maison), 188 (jardin), 191, 211, 221, 222. En 1810, Michel Barbeau, bourgeois à Paris, achète les maisons et les revend en 1829 et 1830. Alphonse Dauphin achète toutes les autres parcelles dont la fameuse pièce triangulaire, la mare et les jardins. Il en sort en 1898.

En 1829, Louis François Petit achète une partie des anciens bâtiments de la ferme de la Grand'Rue.

En 1878, ils passent dans les mains de Joseph-Eusèbe Petit, demeurant à Paris, qui reste propriétaire à Nozay jusqu'en en 1899.

En 1840, Jean-Baptiste Cossonnet, cultivateur à Nozay acquiert une maison et un jardin qui était autrefois une partie de la ferme de la Grand'Rue. La matrice cadastrale de 1842 donne un nouveau propriétaire, c'est Louis Berthier qui demande l'autorisation d'augmenter le bâtiment répertorié E185; également la même année pour Alexis Legendre bâtiment E187. En 1846, la veuve Legendre déclare posséder le bâtiment de la parcelle E186 et une autre maison dans le village sur la parcelle E103. Puis nous trouvons de 1865 à 1882, François Cossonet qui habite sur la Grand'Rue. Son voisin Louis Guillory agrandit sa maison en 1869. Son autre voisin est Louis Savard.

 

 

La ferme Louvain

Le 19 octobre 1689, Claude de Louvain, seigneur de Villarceau, donne à ses enfants une ferme baillée à Jean Guézard consistant en maison et lieux consistant en un corps de logis couvert de thuilles contenant trois espaces où il y a chambre basse à feu et une autre chambre de quartier à coté, et de l'autre costé, en scellier, chambre haute et grenier au dessus, une allée par le bas séparant ladite chambre et scellier, montée pour aller auxdites chambres haultes et grenier, avec une laiterie et poulailler, un vollet à pigeons aussy couvert de thuilles, une escurie contenant deux espaces, bergerie de trois espaces, le tout couvert de chaulme, une grange à bled et à voûte séparée d'un mur contenant cinq espaces couvertes de thuilles, toit à porcqs aussy couvert de chaulmes, grande cour au milieu desdits bastimens, grande porte chartière et un pont pour y entrer, jardin potager clos de murs au bout deladite cour dans lequel il y a un puits, et deux viviers servant à abreuver le bestail, planté d'arbres fruitiers du costé fermier contenant en fons de terres trois arpents. Dans le même acte, il est mentionné une autre ferme aussi baillée audit Guézard consistant en un petit clos où estoit une maison qui a été démolie et 90 arpents de terres.

En février 1698, Pierre de Louvain, fils de Claude, seigneur de Villarceau et Vilvans, demeurant à Paris rue Saint Nicaise, paroisse saint Germain l'Auxerrois, baille pour neuf années à Bernard Chevalier le jeune, laboureur demeurant à la Poitevine , et Geneviève Goix, c'est à savoir :
- la maison et ferme size à Nozay où est à présent demeurant Philippe Guézard laboureur avec tous les lieux clos en fruitiers attenant ladite ferme,
- item 120 arpents de terres labourables,
- item cinq arpents de prés proches de Montgarny,
le bail fait moyennant 300 livres .

Neuf ans plus tard, le bail d'affermage est renouvelé pour neuf années par Pierre de Louvain à Bernard Chevalier le jeune, laboureur. Le descriptif des lieux ne change pas. La maison de Nozay , dont jouit ledit preneur, comprend un clos de fruitiers avec deux arpents, 120 arpents de terres labourables et 5 arpents de prés. Le loyer qui reste à 300 livres doit être payé à Versailles chez le bailleur qui habite aux Petites Ecuries du Roi.

 

 

La ferme prez de l'église

Un autre groupe de bâtiments constituent une ferme située proche de l'église de Nozay. Cette ferme est désignée pour la première fois le 19 octobre 1518 dans la prisée et partage des biens de la succession de Loys de Graville, seigneur de Marcoussis, Nozay et La Ville-du-Bois. Au début du XVIe siècle, les terres ont une contenance de 105 arpents. Cette ferme est appelée dans tous les documents «  la ferme prez de l'église  », dénomination que nous utiliserons.

Lors du partage de 1545 de la terre et seigneurie de Marcoussis entre les neveux de dame Jehanne de Graville, qui avait reçu la seigneurie de Nozay après le décès de l'amiral, son père, les trois fermes de Nozay, Villiers et la Saulsaye, sont attribuées à Guillaume de Balsac. Une prisée de la ferme de Nozay avait été faite par des experts qui ont écrit «  ont vu et visité les bastimens d'une ferme et mestairye assise au lieu de Nozay prez l'église qui lieudit est un fief, qui se consiste en maison, granche, estables et bergeries avec jardin, ladite maison couverte de thuilles, les granches, estables, bergerye de chaulme, excepté une petite estable qui est couverte de thuilles, le tout contenant en pourpris deux arpents et demy quinze perches estiméz valloir la somme de 400 livres tournoys  ».

Nous arrivons en l'année 1570 quand François de Balsac est seigneur de Marcoussis et Nozay. Une vieille créance réapparaît et un huissier royale est envoyé de la part du principal du collège de Montaigu faire exploits au domicile de François de Balsac pour faute de paiement de la somme de 5.100 livres tournois. Il s'agit d'une rente constituée du temps de l'arrière-grand-père l'amiral qui n'avait jamais été payée. Dans son procès verbal, l'huissier écrit « me suis transporté sur les terres et fermes de la Granche et Chenanville prez Marcouusis et de la ferme de Pilandry size à Nozay prez Marcoussis et encore une autre ferme size à Nozay prez l'église, quatre fermes appartenant au seigneur d'Entragues, saysies en la main du Roy  ». L'auxiliaire de justice a désigné un commissaire qui devra estimer les biens de chaque ferme. A Nozay, c'est Jehan Petit, fermier prez de l'église , et Marin Lemoyne, fermier de la ferme de Pillandry. Dans un nouveau mémoire d'octobre 1570, le principal du collège expose que messire François de Balsac a été condamné par l'arrêt du 1er juillet 1570, et que la dette sera payée par les baux des fermiers y compris «  l'aultre ferme size audit lieu de Nozet près l'église dudit lieu  » .

 

 

 

Le 16 mars 1571, Marin Leroyer et Jehan Petit, laboureurs demeurant à Nozay, en leur nom, constituent François de l'Isle procureur pour rendre compte au principal du collège de la ferme de Pilandry pour Leroyer et de la ferme de Nozay pour Jehan Petit appartenant au seigneur d'Entragues, «  à savoir suivant le bail à Petit qui est de trois muids par chacun an payable au jour de la saint Martin diver  » (1).

Dans l'aveu de François de Balsac du 20 février 1574, on peut lire sous la plume du greffier «  ledit chevallier tient à une seulle foy & hommage du roy à cause de sondit chasteau de Montlhéry, la terre et seigneurie de Nozay et Ville du Bois, et appartenances dicelles, comportant haute, moyenne et basse justice, four banal et menues dixmes, , et une aultre mestairye assise près de l'église qui se consiste en maison, , et 120 arpents de terres que tient de présent Jehan Petit  ».

Fin du mois de janvier 1638, Pierre Poullier, receveur de la terre et seigneurie de Nozay, approuve le transport du bail fait le 23 juin 1629 à Cornet. C'est le laboureur Claude Moran et demoiselle Deforges, sa femme, qui prennent un bail à moisson de grains fait de la ferme et mestairye scize audit Nozay pour le temps de neuf années au prix passé par Blaise Pasquier, commis du tabellion de Marcoussis. Le mois suivant, le bail de la ferme et mestairye proche attenant à l'église consistant en chambre et lieux à demeurer, escurie, bergerie, estables et grange avec la quantité de 118 arpents de terres, est accordé à Claude Morant moyennant trois muyds de bon bled rendu au château de Marcoussis, une douzaine de poulets, et six chappons.

En 1639, Léon de Balsac d'Entragues baille à titre de ferme et moisson de grains, pour 9 ans à Charles Dupin , «  une ferme et métairye au village de Nozet prez et à tenant à l'église , consistant en chambre et lieux à demeurer, escurie, bergerie, estable, et grange avecq la quantité de 118 arpents de terres labourables ou environ dont le baillé dit bien les connoistre pour en avoir vu jouir Claude Morant qui est à présent fermier, le bail fait moyennant la quantité de trois muids de bled mestail rendu aux granges du chasteau de Marcoussis avec une douzaine de poulets et six chappons et trois jours de ses chevaulx  ».

Dix ans plus tard, le procureur et receveur de messire hault & puissant Léon de Balsac d'Illiers, seigneur de Marcoussis Nozay Ville du Bois, ayant charge par ledit seigneur de bailler et délaisser à titre de cens et de rente annuelle et perpétuelle à toujours, à François Simoy vigneron, tant pour luy que pour Geneviève Berthon sa femme, c'est à savoir une maison et lieulxconsistant:
- en trois espasses de logis couvert de thuille où il y a chambre basse à feu, chambre de quartier, une estable à costé qui servoit d'escurie pour mettre les chevaux, chambre haulte au dessus de ladite escurie et grenier au dessus de ladite escurie et grenier au dessus. A costé en laquelle chambre y a un four,
- plus six espasses d'autres bastimens qui ont servy de bergerie, vacherie, bucher, couvert de thuille et chaulme,
- cour et petit jardin derrière la maison et proche la grange.
Le tout contenant maison, cour, jardin et terre six arpents, assis à Nozay, proche et tenant d'une part à l'église et presbitaire, d'autre part sur la rue de Nozay à Longjumeau, d'un bout sur le carrefour de devant l'église, d'autre bout audit seigneur bailleur et che
min tendant dudit Nozay à La Ville-du-Bois. Ce bail et prise à rente fait moiennant quinze deniers de cens par arpen et deulx chappons et deulx poulles et en oultre moiennant la somme de 80 livres de rente qui sera rachetable pour 1.800 livres. Le seigneur se réserve la démolition et matériaux de la grange qui est dans la cour.

Le 23 janvier 1657, François Chevrier baille à tiltre de ferme et prix d'argent, pour le temps de neuf années, à honorable femme Romaine Lanoullier, André Josse et François Leroyer, preneurs, le revenu de la terre et seigneurie de Marcoussis, Nozay, La Ville-du-Bois et Fretay. Il y a «  une ferme proche l'église de Nozay, laquelle a esté donnée depuis quelques temps par ledit seigneur au nommé François Simoy, demeurant à Nozay, moyennant 80 livres de rente, de laquelle les preneurs jouiront  ».

Le 16 septembre 1671, Léon de Balsac d'Entragues passe marché avec Pierre Legendre et Alexandre Simoy pour l'entretien des couvertures du château et de toutes les fermes de la seigneurie pour 45 livres tournois. Deux ans plus tard, nous trouvons une quittance pour paiement des travaux effectués. Le marquis d'Entragues a payé une somme de 80 livres «  pour réparation des dommages et visitations  ». L'acte est signé par le marquis d'Entragues et Simoy et par des témoins : Charles Barvré, Poullier et Hiérome Hélie, le concierge du château de Marcoussis.

 

 

 

Nous arrivons sous la Restauration. La Révolution est passée et la ferme de la seigneurie de Nozay a été vendue à la famille Paupe. Le 20 février 1820, la succession de Germain Paupe mentionne une «  petite ferme à Nozay  ». Le 5 décembre suivant, les hoirs Perrot achètent la petite ferme. Les propriétaires sont Michelle Perrot, demeurant à Orly, Marie-Madeleine et Marie-Thérèse Perrot, demeurant à Epinay, « lesquelles transportent à Jean-François Paupe et Anne Paupe, sa femme demeurant à Nozay, une maison sise à Nozay lieudit la petite ferme, sur la rue de l'église, jardins et dépendances, avec foulerie et cave. Les biens viennent de la succession de 1817 de Germain Paupe leur aïeul pour 1/5. La vente est faite pour 860 frs.

Le 5 juin 1867, François Dussaux, propriétaire cultivateur, et Anne Paupe, sa femme, vendent à titre de licitation et pour cause d'indivision, à Henry Paupe, propriétaire à la Poitevine , la moitié par indivis appartenant à madame Dussaux d'une maison située à Nozay lieudit la petite ferme sur la rue de l'église, jardin derrière. Ces biens viennent de la succession de Jean-François Paupe et Anne Paupe leurs parents décédés en 1827 et 1857.

 

 

Note

(1) Selon les mercuriales de 1570, le setier de froment était vendu 6 livres tournois, le loyer de la ferme de Nozay s'élevait à 96 livres.

 

Ces sujets peuvent être reproduits " GRATUITEMENT" avec mention des auteurs et autorisation écrite