Église de Saint-Julien de Villejust (5)

 

Chronique du Vieux Marcoussy ---------------------------------------- _-------------------- ---------- Mai 2011

Extrait d'un plan cadastral de la période révolutionnaire .

JP. Dagnot

C. Julien

 

 

Cette chronique est la cinquième et dernière partie de la série donnant l'histoire de l'église de Villejust (*). Après avoir décrit l'antiquité de la paroisse, les visites archidiaconales du XVe siècle, les évènements survenus aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, nous poursuivons notre récit en débutant à la Révolution.

 

 

Villejust en 1789

En 1789, la gestion et l'administration de la fabrique sont tenues par le même paroissien. En cette année «  révolutionnaire  », le troisième chapitre de la recette porte le titre «  à cause des bancs de la ditte fabrique », c'est-à-dire le loyer des bancs dans l'église qui varie de 10 sols à 3 livres selon l'emplacement. La recette s'élève à 25 lt. 5 s. Les troubles d'octobre n'ont pas été favorables à l'assemblée au banc de l'œuvre. Le compte de 1789 fut donné le 21 octobre 1792, «  l'an premier de la République  ».L somme de 50 lt. 8 s. représentant le déficit sera remboursé au citoyen Jacques Laporte, marguillier, par le citoyen Antoine Bassonnet son successeur.

C'est le jeudi 16 avril 1789 que l'assemblée du tiers-état de la paroisse de Villejust fut réunie à l'église pour délibérer et arrêter les articles du «  Cahier des plaintes, doléances et voeux du tiers-état de la paroisse de Villejust, en la châtellenie de Montlhéry, délibérés et arrêtés en l'assemblée générale du tiers-état, convoquée en exécution du règlement de Sa Majesté du 24 janvier dernier, pour la tenue des Etats généraux du royaume, et présidée par M. Jean-Paul Loyal, prevôt de la prévôté dudit Villejust  ». Parmi les articles qui intéressent le clergé et l'église, nous trouvons :
• Art. 12. Que les petits couvents et chapitres, et les bénéfices simples inutiles soient supprimés, et leurs biens employés à l'augmentation du revenu des curés et vicaires, et des fabriques pauvres, à l'établissement des maîtres et maîtresses d'école, au supplément des fonds de charité dans les paroisses, et de lits dans les hôtels-Dieu pour pouvoir y recevoir tous les pauvres malades indistinctement, et à l'établissement d'hôpitaux dans les villes pour les pauvres orphelins, vieillards et infirmes pour empêcher la mendicité, et opérer l'inutilité cl la suppression des dépôts.
• Art. 19. Qu'il n'y ait puis de corvées en nature. Que les réparations et
reconstructions des églises paroissiales et presbytères ne soient plus à la charge des habitants et propriétaires de fonds, mais pris sur les biens ecclésiastiques, à l'exception de ceux des hôpitaux et autres établissements de charité.

Sur le registre des baptêmes, mariage et sépultures de 1790, le greffier a écrit «  paroisse de Villejuste  ». La loi du 20 septembre 1792 organise l'état-civil qui dorénavant sera tenu par la municipalité. Le dernier acte rédigé le 18 décembre 1792 et signé par le curé de Villejust est l'acte de baptême de Jean-Abraham Duchatelle dont la marraine est la sage-femme Marie Anne Ennigly. Le premier acte rédigé par le premier magistrat de la commune est signé par le maire Prieur le 5 janvier 1793.

À cette époque, Antoine Chartier exerce les fonctions de bedeau à Villejust. Plusieurs quittances le mentionnent :
- Je soussigné Antoine Chartier bedeau reconnait avoir recu de Jacques Laporte Marguillier en charge de l'oeuvre et fabrique de Saint Julien de Villejust la somme de cinquante livres pour mes honoraires et gages de son année de marguillier. Dont quittance, fait à Villejust ce 12 novembre 1789.
- Je soussigné reconnois avoir reçu de Pierre Duval marguillier en charge de la fabrique de Saint Julien de Villejust la somme de cinquante livres pour avoir excersé la charge de bedeau. Fait à Villejust le trente février mil sept cent quatre vingt onze.
- Je soussigné reconnois avoir reçu de Pierre Duval la somme de deux livres dix sols de depence pour les Rogations. Fait à Villejust le vingt janvier mil sept cent quatre vingt onze.
- Je soussigné reconnois avoir reçu de reçu de la veuve Thibeaut, la somme de cinquante livres pour avoir exercé la charge de bedaut dans son anée de marguillier. Fait à Villejust le vingt-six mars mil sept cent quatre vingt onze.
- Je soussign
é reconnois avoir reçu de Marin Laporte la somme de 9 livres tournois pour le Réveillon de la messe de minuit.
- Je sous
signé reconnoit avoir reçu de Jacques Thibeaut, marguillier, la somme de neuf livres dix sols pour le repas de Noël. Fait à Villejust ce vingt-six mars 1791.

Plusieurs incidents ont émaillé la vie paroissiale au cours de l'année 1789. Ces faits sont relatés au travers de mémoire d'artisans. «  Je reconnois avoir reçu des mains de Mr le curé de Villejust à l'acquit de la fabrique la somme de quatre livres dix sols pour avoir racommodé un panneau dans son entier et mis en neuf du coté du jardain du Sr Curé par où les voleurs ont passé pour voler le Saint Ciboire où il y avoit sept hosties consomé la nuit du 17 au 18 octobre mil set cent quatre vingt neuf. Dont quittance ce 8 novembre 1789  ». Signé Masse.

Puis l'année suivante, une seconde quittance «  Je sousigne recone avoir resus de monsieur le curé las somme de deux livre quat sols savoir six sols pour avoir racomodé et remise an place las serrure du tabernaque et une livre quat sols pour avoir fournie une clefs pour las serrure de la Colle [l'école]. a Viljus le 5 may 1790  ». Signé Dumont

 

Mémoire de travaux de maçonnerie à l'école de Villejust.

 

 

L'année 1792

Bien que nous soyons en pleine Révolution, il semble que le service divin soit toujours assuré à Villejust puisque le 17 mai 1792, une quittance est signée par plusieurs paroissiens pour avoir participer aux processions «  Nous soussignés reconnais avoir reçu de Jacque La Porte la somme de trente huit livres pour nos assistances des processions de Saint-Marc et des Rogations à Villejust  ». Ont signé : F. Varry, Louis Antoine tisserand, Claude Meunier, Antoine Chartier et Louis Mignier.

Le 21 octobre 1792, à l'issue de la messe paroissiale dite chantée, le maire et les officiers municipaux, le procureur, le marguillier les habitants sont assemblés au banc de l'oeuvre, où s'est présenté le marguillier pour rendre ses comptes... Le notables sont Lenoir maire, Chartier officier et Jacques Prin greffier. L'église de Villejust aurait partiellement brûlé en 1796 (1) .

Un reçu de Monceau de Viljust d'une somme de 43 francs est daté du 23 mars 1796, «  pour six mois échus du loyer d'une chambre dépendant du presbitaire à lui adjugé par la municipalité le 30 germinal an 3  ». Un second reçu du 28 mars suivant concerne le nommé Charles Boudinet pour une somme de 60 francs «  correspondant au loyer d'une portion du presbitaire de Viljust  ». Également une quittance par Nicolas Chartier de 98 francs pour une autre portion.

Le 6 novembre 1796, l 'agent et l'adjoint de la commune, certifient et attestent à tous ceux qu'il appartiendra, qu'il n'existe dans ladite commune qu'une église ci-devant la paroisse et qu'un cimetière attenant à cette église, que ces deux biens ne peuvent être aliénés sans préjudice pour la commune; vu que l'église sert à l'exercice du culte et le cimetière à la sépulture des habitants. Notons qu'il n'y a plus de maire puisque la constitution de l'an III avait supprimé les municipalités communales pour instituer les municipalités cantonales. Le 27 ventôse an 5 (17 mars 1797), l'ancien presbytère est acquis en vue d'en faire une future maison de maître.

 

 

Inventaire de l'église de Villejust, canton de Palaiseau

Devant la Commission des Antiquités et des Arts de Seine-et-Oise, Monsieur Mercier, vice-président présenta une communication intitulée «  Inventaire de l'église de Villejust, canton de Palaiseau  » qui fut publiée en 1883 (2). En voici la teneur.

« Cette église, dont la construction paraît remonter à la première moitié du XVIe siècle, se compose d'une nef avec bas-côtés latéraux dont la structure est de la plus grande simplicité, mais elle possède de riches boiseries,très anciennes,provenant, dit-on, de l'abbaye de Longpont. Le confessionnal, en chêne sculpté, est très remarquable la porte du milieu est surmontée d'un encorbellement faisant saillie d'où s'échappent des guirlandes qui descendent sur les côtés des trois portes la principale a un panneau à jour avec fleurons sculptés d'un très bon goût. Ce confessionnal que nous signalons à l'attention de la Commission , nous paraît être du XVe siècle; c'est un chef-d'oeuvre qui, assurément, n'a pas été fait pour l'église de Villejust, mais plutôt pour la riche abbaye de Longpont qui était dans son voisinage.

 

 

« La chaire à prêcher est loin d'être aussi remarquable; les initiales entrelacées de saint Julien (de Brioude), patron de l'église et de saint Prix, second patron, dessinées en relief sur l'un des panneaux, attestent que cette chaire a toujours appartenu à l'église de Villejust. Son abat-voix est surmonté de quatre vases enflammés, produisant un assez bon effet.

« En face, on remarque un Christ en buis sculpté, de grandeur naturelle, mesurant 1 mètre 50 de hauteur; ce Christ, sans être d'un travail fini, par ses proportions gigantesques, serait mieux à sa place dans une basilique que dans l'église de Villejust..

« Le maître-autel en bois de chêne se compose de deux colonnes doriques supportant un attique sans ornementation d'un tableau mesurant 3 mètres de hauteur sur 2 mètres de largeur, représentant la résurrection du Sauveur. On n'en connaît pas l'auteur. Les deux statues qui le décorent, également en bois sculpté, représentent l'une saint Julien et l'autre saint Jean-Baptiste.

« Une chapelle de l'église de Villejust, dédiée à saint Prix, second patron, possède un tabernacle en bois de chêne sculpté et un tableau de 1 mètre 80 sur 1 mètre 60, représentant saint Prix, évêque de Clermont. Cette chapelle était autrefois le but d'un pèlerinage très fréquenté. Le chœur de l'église de Villejust est entouré d'une boiserie, tout en chêne, sans ornementation. Il existe dans l'église de Villejust, à l'entrée du choeur, sur le côté gauche, un puits très profond, couvert par une margelle fermée.

« La découverte d'un puits à l'intérieur d'une église est chose assez rare pour mériter d'être signalée. J'emprunte à la Revue de l' Art Chrétien , dirigée par notre savant collègue, M. l'abbé Corblet, les questions que présente à l'esprit la découverte d'un puits dans une église :
1° À quelle époque remonte ce puits?
2° Pourquoi avait-il été creusé dans cet endroit?
3° Pour quel usage avait-il été ouvert?
4° N'avait-il pas eu plus tard une destination différen
te de celle que s'étaient proposée ses constructeurs?

« Autant de questions non moins difficiles qu'intéressantes à résoudre. M. l'abbé Corblet, dans la revue de l'Art Chrétien, dit que dans l'antiquité il existait des puits sacrés dont l'origine, pour quelques-uns, était entourée d'un certain mystère qu'il n'est pas toujours facile de pénétrer; d'autres n'avaient pour objet que de procurer l'eau nécessaire aux cérémonies du culte et de la fournir en quantité suffisante pour les baptistères de la primitive église quand les baptêmes avaient lieu par immersion.

« Y eut-il jamais un baptistère dans l'église de Villejust? Nous ne le pensons pas. Le puits de l'église de Villejust a été construit, selon nous, pour étancher l'humidité naturelle du sol de l'église et recevoir au besoin le trop plein des eaux accidentelles provenant d'orages, de pluies torrentielles, de neiges fondues, etc., ou encore pour servir comme puisard en vue de l'écoulement des eaux qu'on emploie pour le lavage du pavé ».

 

 

La paroisse de Villejust au XIXe siècle

Le 17 germinal an10 (7 avril 1802), le sieur Pauquet acquiert des Duchesnes, pour la propriété de la maison presbytérale formant le lot 23 de 1841, pour 5.764 m2 et 1.846 m2 , correspondant à l'article 32. Une superficie de 3.918 m2 est acquise à titre d'échange avec Pauquet. En contre échange est la cession par Duchesne de 1.657 m2 à la Poupardière et 284 m2 au même lieu.

Le 4 mai 1807, le sieur Pauquet acquiert le presbytère lot 23 de 1841 de Pierre Claude Duchesne, la moitié indivis dans laquelle figure la maison et dépendances moyennant 1.600 frs. Une somme semble être néanmoins 1.817 frs vu la lecture de juin 1818.

Le 21 mai 1817, une rente est constituée sur le paiement du presbytère. Le 17 juin 1818, l'acquisition d'une autre partie de la vente du 4 mai 1817 correspondant à l'article 50 est conclue moyennant la somme de 2.500 frs. Une inscription d'office pour 2.786 frs est faite le 23 juin 1818. Également, une transcription pour une acquisition de la moitié d'une maison, terre et vigne à Villejust pour 2.786 frs.

Une ordonnance du Conseil d' État de décembre 1834 autorise l'emploi de diverses sommes en achat de rentes sur l' État par les fabriques de églises des communes dont La Ville-du-Bois, Villejust, … Une seconde ordonnance promulguée le 16 août 1835 porte sur les mêmes dispositions (3).

En 1841, l'adjudication a lieu des parcelles B408, 409, 411, 412, 413, 415 bis, venant de la succession Pauquet. Avant l'adjudication le bien sert de presbytère et de maison pour l'instituteur.

Le 25 janvier 1903, le clocher menace de s'effondrer, le maire de Villejust écrit au préfet pour savoir si le ministre des cultes envisage de secourir la commune financièrement.

 

Extraits du plan détaillé de 1903.

 

Le 24 mai 1903, Jules Paupe, propriétaire à à la Poitevine commune de Villejust, s'engage :
- à faire don à la commune d'une cloche neuve du poids de 240 kg , et remplissant les conditions d'usage et de sonorité qui peuvent être exigées,
- à faire installer à ses frais cette cloche dans le nouveau clocher de l'église, à la condition que l'ancienne cassée et hors service restera la propriété de la commune qui pourra la revendre à son profit.
La commu
ne accepte et remercie le couple. Le clocher est reconstruit à l'identique, mention manuscrite sur le plan de l'église. Un autre plan montre le clocher et une remise adossée.

 

 

La loi de séparation

La loi de séparation des Églises et de l'État fut votée le 9 décembre 1905. En exécution de l'article 3, un inventaire de tous les biens meubles et immeubles fut dressé dans toutes les communes. Le 14 mars 1906 à 10 heures du matin, Mr Raymond Marie Pelée de Saint-Maurice, percepteur «  dûment commissionné et assermenté, spécialement délégué par le directeur des Domaines de Paris  » a procédé à l'inventaire descriptif et estimatif des «  biens de toutes natures détenus par la fabrique paroissiale de la commune de Villejust – L'église de Villejust est placée sous le vocable de Saint-Julien  », en présence de Magloire Goix, président du conseil de fabrique de Villejust, Gustave Laporte et Émile Goix membres du conseil (4).

 

Voici la désignation de l'immobilier de la mense curiale de Villejust:
1- L'église dédiée à Saint-Julien située au milieu du pays, à laquelle on accède par un espèce d'allée garnie de tilleuls, cette allée de 300 m2 de superficie représente une valeur de 600 frs,
2- À droite et à gauche attenant à l'église deux bâtiments se faisant vis-à-vis ; à droite une tour se terminant par un clocher. Un peu avant que le clocher prenne naissance du côté du pays est le cadran d'une horloge contenue dans la tour. Une cloche en acier sonne les heures. En plus de cette cloche est la cloche principale posée en 1903 donnée à la commune et non à l'église par Mr Paupe de Villejust. Cette cloche porte « J'ai été nommée Hélène Maurice par Mme Hélène Vallet et Mr Maurice Vallet enfants de Mr Vallet et de Mme Marie Paupe son épouse demeurant à Châteaufort. Mr Paupe présent à l'inventaire spécifie bien que la cloche ci-dessus a été donnée à la commune. À gauche de l'entrée de l'église, un bâtiment non fermé du côté intérieur de l'église. L'église proprement dite est formée de trois nefs dont deux latérales de 12 mètres de long chacune sur 6 mètres de large ; celle du milieu a au total comme longueur vingt mètres dont huit mètres sont affectés au chœur et huit mètres de largeur. La superficie totale de l'église y compris l'épaisseur des murs est de 352 m2 . Le gros œuvre de l'église ne peut être y compris l'emplacement estimé plus de 15.000 frs,
3- Attenant à l'église au chevet se trouve la sacristie qui a 4 mètres dans le sens de la profondeur de l'église et 8 mètres dans le sens de la largeur, total 32 m2 superficiels qui avec la construction représentent une valeur de 320 frs.
4- Le presbytère qui appartient à la commune est une construction perpendiculaire à la rue et en très mauvais état. Un jardin y est attenant. L'ensemble de la propriété est d'environ 420 m2 de superficie. Le presbytère est vacant parce que le prêtre qui desservait Villejust habitait la commune de Nozay qui est voisine.
5- Relevé sur le cadastre que la commune possède des propriétés foncières représentant une superficie de 2 he
ctares 6 ares 53 centiares dont 34 ares seraient loués à Mr Eugène Maillot moyennant 55 frs ; 1 hectare 2 ares seraient loués à Mr Élie Tisserand moyennant 201 frs ; 34 ares seraient loués à Mr Perdrigeon moyennant 50 frs.

 

 

Nous ne reproduirons pas l'intégrale de l'inventaire des meubles, mais signalons les objets prisés à la valeur supérieure à 30 frs : un confessionnal en bois de chêne à deux places style Louis XV (100 frs) ; une statue de saint Vincent en bois peint et de saint Prix en plâtre (60 frs) ; devant l'autel suspendu à la voûte un lustre byzantin (100 frs) ; à droite belle bannière de la Sainte-Vierge , soie et argent (60 frs) ; à droite également hallebarde du Suisse, cuivre doré (35 frs) ; dix flambeaux cuivre argenté avec leur tube à bougie (50 frs) ; une chape blanche broderie or (40 frs) ; cinq ornements complets pour dire la messe, noir, blanc, rouge, violet et vert de Damas en très mauvais état (50 frs). Le total des objets de l'église se monte à 1.118 frs.

Outre l'inventaire, le commissaire du gouvernement mentionne «  En plus Mr le Maire signale une bannière donnée par Mme veuve Leblanc en 1393? pour les jeunes gens de Villejust. Cette bannière ne peut être inventoriée parce qu'elle a été emportée par Mr Caré, bedeau, chez Mr Bigané de Villejust le 11 février dernier  ». Puis «  C'est vainement que nous avons recherché les livres de la fabrique, ils étaient enlevés et nous nous contenterons de le constater  ».

En juillet 1906, le garde-champêtre de Villejust, Charles Félix, est chargé de notifier la mise sous séquestre des biens «  de toute nature ayant appartenu à la fabrique de l'église de Villejust  ». Le procès-verbal de mise sous séquestre est adressé par le préfet de Seine-et-Oise. Trois personnes reçoivent ce papier de notification : Magloire Goix, président du conseil de fabrique, Legendre trésorier et l'abbé Masse desservant de Nozay et Villejust qui «  n'a pas voulu signer  ». Plus loin, il est inscrit que la fabrique possède un titre de rente au taux de 3%, N°473892, de 303 francs.

 

 

Notes

(*) Pour des documents complémentaires, nous recommandons le site de l'Association Historique de Villejust «  Regards en arrière  » (http://asso.villejust.free.fr/).

(1) Communication privée de Mr. Thierry Étienne.

(2) M. Mercier, Inventaire de l'église de Villejust, canton de Palaiseau , in Commission des Antiquités et des Arts de Seine-et-Oise, 3ème fasc. (chez Cerf et fils, Versailles, 1883) pp. 49-51

(3) J.B. Duverger, Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens avis du Conseil d'État , t. XXXV (chez Guyot et Scribe, Paris, 1836) p. 532.

(4) La loi prescrivait les dénominations : la fabrique paroissiale de …ou la mense curiale de…, ou le conseil presbytéral de….

 

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